La Fontaine de la Charrue, est une résurgence de nappe phréatique, située au bord de la voie verte, et en limite du camping « Le Petit Lac » anciennement le Polé à Lathuile.
Cette nappe phréatique est très certainement reliée à celle utilisée par la commune de Doussard au travers de son captage dit du Pré d’Enfer, proche du stade de foot de Doussard.
Cette résurgence de la Fontaine de la Charrue, certainement abondante, a été étudiée par l’équipe communale sortante de Lathuile, qui a toujours eu à cœur d’explorer toutes les possibilités pour offrir à sa population les meilleurs services mais avec des coûts maîtrisés, sans jamais rogner sur la qualité.

Actuellement, la source de la Balme, unique source communale autorisée par les autorités préfectorales, dispose d’une capacité largement suffisante toute l’année pour alimenter l’ensemble de notre population (700 m3/j de capacité de production contre 250 m3/jour distribué) et même suffisante pour alimenter en plus l’été la population touristique estivale. Tout cela a déjà été expliqué ici

Pour autant, et pour parer :
  • à tout risque d’arrêt de notre usine d’ultrafiltration — comme cela est arrivé en 2022 suite à un orage de très grande intensité ayant mis en sécurité notre usine à cause d’une eau de source devenue extrêmement turbide (sale), 
  • à tout arrêt sur un équipement de Doussard
  • à un éventuel déficit de ressource par rapport aux besoins (ce qui n’est jamais arrivé à Lathuile), 
  • à une pollution d’une ressource (à Doussard ou à Lathuile)

Les élus concernés du bout du lac (Doussard, Lathuile) ont réfléchi collectivement en coordination avec leur délégataire (Veolia et Grand Annecy), les services financeurs (Agence de l’eau, Département) ou garant de la qualité et de la disponibilité de la ressource (Agence Régionale de Santé), aidé par des cabinets spécialisés (SCERCL) à des solutions financièrement soutenables, facilement mobilisables pour garantir à nos deux collectivités de l’eau potable de qualité sanitaire irréprochable, en tout lieu et en tout temps.

C’est la raison pour laquelle, dès 2015, sur la base de première étude sur le sujet (Schéma directeur d’eau potable de Lathuile) les élus ont commencé à mettre en place un système d’interconnexion entre nos deux communes sur le hameau de Chaparon.

Afin de finaliser cette interconnexion de nos deux réseaux et de s’assurer d’avoir tout de même explorer toutes les pistes, Lathuile a fait travaillé un cabinet spécialisé en 2023 (HydroTerre) pour vérifier si la Fontaine de la Charrue ne pourrait pas répondre à ce besoin.
Cette pré étude a conclu « L’environnement sanitaire autour de la Fontaine de la Charrue n’est pas favorable à la création d’un nouveau point de prélèvement. » (cf conclusions complètes ci dessous)

Par ailleurs, cette Fontaine de la Charrue est située au point le plus bas de la commune (450 mètres) contrairement à la source de la Balme (630 mètres).
L’utilisation de ce nouveau captage imposerait : 
  • de puiser dans cette nappe et surtout de refouler l’eau captée par un système de pompes pour alimenter le réseau et les habitants situés plus haut en altitude, générant des coûts de consommation électrique récurrents et importants
  • de la stocker dans un nouveau réservoir à créer, comme l’avait proposé le schéma directeur financé par la CCSLA en 2019, pour un coût de plus de 1,5 Millions d’euros, sur une parcelle privée. Cette proposition pharaonique n’avait pas été retenue par la commune à cause de son coût, de sa difficulté de mise en œuvre et surtout de sa période très limitée de véritable utilité (seulement 1 mois dans l’année, au moment des pics de consommation).

La commune de Lathuile a fait le choix du pragmatisme, d’une solution efficace, facilement mobilisable, pérenne dans le temps avec sa commune voisine et amie de Doussard.
Cette solution d’interconnexion complète est déjà opérationnelle, elle a coûté environ 150 000 €.
Elle va être très prochainement utilisée par la commune de Doussard et Veolia qui doit réaliser une opération de réparation de pompes sur le Pré d’Enfer. L’utilisation du point d’interconnexion de la route de vignettes permettra une continuité de services des habitants de la route des cols Verts et de Bredannaz, abonnés de la commune de Doussard.

Par ailleurs, la création d’un nouveau captage à la Fontaine de la Charrue et d’un nouveau réservoir seraient très certainement refusés par les services compétents et donc non aidés financièrement.
Hors, c’est le budget de l’eau potable qui assure exclusivement le paiement de ses investissements et de son service, grâce au paiement par ses abonnées des factures d’eau. Le budget général de la commune ne peut être mobilisé.

Serait-il raisonnable d’augmenter le prix de l’eau potable pour tous les habitants permanents de Lathuile pour des investissements coûteux, utilisés un seul mois par an, alors que tout est déjà en place pour sécuriser l’alimentation de tous les abonnés de Lathuile, et même des activités touristiques.

Pour les élus actuels et pour la liste Unis Pour Lathuile, la réponse est clairement non. 

Ignorer les études disponibles (HydroTerre 2023) pour une telle proposition en pleine campagne, sans renseignement préalable ni vérification des données : est-ce la meilleure méthode ?

Nous pourrions peut-être simplement parler d’une forme :

d’indépendance à tout prix : les candidats n’ayant jamais : 

  • demandé à qui que ce soit si cette solution avait déjà été étudiée, 
  • n’ont jamais participé aux comités environnements ouverts à tous les habitants qui en ont fait un retour, 
  • interrogé les élus de Doussard sur la véritable capacité de leur ressource, alors qu’un de ses membres travaille dans cette commune, et que selon des déclarations publiques, un autre membre a affirmé pendant une réunion publique le 27 Février dernier que, « dans 5 ans, la commune de Doussard manquera d’eau et ne pourra pas en laisser à Lathuile ». Pourtant, la dernière étude financée par Doussard précise que la préfecture a autorisé un prélèvement jusqu’à 4200 m3/jour alors que le pic estival consomme moins de 1600 M3/jour.

de philosophie du chacun pour soi, ou chaque commune devrait continuer de penser à sa petite échelle, sans s’ouvrir à des coordinations intercommunales beaucoup plus pérennes et moins coûteuses, notamment avec les effets du réchauffement climatique

Cette philosophie, d’indépendance à tout prix, de chacun pour soi, de ne raisonner qu’à l’échelle de sa commune, n’est pas la nôtre.
Nous défendons l’ouverture, les collaborations intercommunales, seules garantes de fournir demain à nos populations des services de qualité à des prix raisonnables et maîtrisés

Ci joint le détail de la réponse apportée par le cabinet d’étude HydroTerre, interrogée en 2023.